Chapitre 2 : Portés disparus
Ce soir-là, le domicile des jumeaux ressemblait à une énorme fourmilière. Les policiers, les voisins alertés, les parents des enfants disparus ainsi que leurs proches, tous étaient présent. Il devait être environ vingt-trois heures, il faisait nuit noire, et tout le monde était très inquiets. Les parents de Robin et les parents de Julie et Thomas étaient dévastés. Leurs enfants avaient disparu. Il y avait également des chiens des unités de police qui aidaient les agents et les parents des enfants.
Alors que les policiers décidèrent d’arrêter les recherches pour la nuit et de reprendre le lendemain matin, une dispute éclata entre les deux mères. La mère de Robin commença à dire à la mère des jumeaux que tout cela était de sa faute.
-Vous ne vous rendez pas compte que vous avez laissé trois enfants se balader seuls en forêt ! Mais vous êtes totalement inconsciente ? S'énerva la mère de Robin nommée Christine.
-Mes enfants savent très bien ce qu’ils font !
-Et bien apparemment pas assez ! Regardez où nous en sommes ! Tout ça c’est de votre faute et de celle de vos enfants ! Qu’est-ce qu’il m’a pris de vous confier mon Robin !
-Je vous interdit de parler de mes enfants comme cela !
La mère des jumeaux, en prononçant ces mots décocha une grosse gifle à son interlocutrice. Cette dernière, rétorqua en lui tirant ses cheveux d’un blond polaire, avant qu’un policier vienne les séparer
-Vous ne croyez pas que c’est le moins important en ce moment de savoir lequel des enfants ou des mères est responsable de cette disparition ? Alors maintenant mettez de côté votre ego surdimensionné et rentrez chez vous. Nous reprendrons les recherches demain matin dès les premières heures. Parlez-en autour de vous pour que nous ayons le plus d’aide possible. Bonne nuit.
Sur ces mots, l’officier, donna une légère tape amicale sur l’épaule de Christine, puis tourna les talons. Les deux femmes ne s’échangèrent qu’un regard avant de rentrer chacune chez elle.
Une fois rentrée chez elle, Sandrine, la mère des jumeaux, avait les idées bien noires. Son mari, Julien, tout autant apeuré, essayait tant bien que mal de rassurer sa femme. Il lui disait que, à la vue de la tombée de la nuit, les enfants, par prudence, se seraient peut-être réfugié quelque part pour dormir. Mais, ces mots ne semblaient franchement pas rassurer Sandrine. Elle finit finalement par s’endormir, les traces de mascara encore fraîchement coulées sur ses joues. Ce fût pour elle, sa pire nuit de toute sa vie, elle ne savait pas où étaient ses propres enfants. Elle n’arrêtait pas de penser qu’elle était une horrible mère, une mère indigne. Incapable de protéger et de veiller sur ses enfants, alors pourquoi voulait-elle devenir nourrice ?
Elle fût tirée de ses sombres cauchemars par la sonnerie de son téléphone aux alentours de sept heures trente.
-Allô ? Questionna-t-elle la voix toute endormie.
-On a trouvé quelque chose.
Sandrine ne pris même pas la peine de répondre, raccrocha immédiatement et se leva d’un bon du lit et se précipita vers sa porte d’entrée. Elle avait encore les yeux endormis à cause de l’horrible nuit qu’elle venait de passer. Alors, pour être un minimum présentable, elle enfila un gilet à capuche gris et troqua ses chaussons contre des baskets. Elle n’eut pas le temps de réveiller son mari.
Elle arriva en trombe sur les lieux de la disparition, à la lisière de la forêt, donc à deux pas de son foyer. Elle passa en dessous des rubans de police qui avaient été installés, et se dirigea vers l’agent qui l’avait appelé quelques minutes avant. Elle et son mari le connaissaient bien, mais cela faisait longtemps qu’ils ne l’avaient pas vue, car il était en déplacement.
-Salut Sandrine. Comment tu vas ce matin ?
-Bonjour John, et bien tu t’imagines bien que ça n’est pas la joie à la maison. Et toi ? J’ai été surprise de ne pas te voir sur l’affaire dès hier soir.
-Oui j’en suis désolée, j’étais chez de la famille car j’avais des formations à faire assez loin d’ici. Mais maintenant je suis de retour et je vais retrouver vos enfants. Je vous le promets.
-J’espère. Merci. Alors, qu’avez-vous trouvé de neuf ?
Un autre agent arriva derrière John, un sachet plastique à la main.
-Bonjour madame, nous avons retrouvé cette chaussure dans les bois, près de l’endroit où vos enfants adoraient jouer. Pouvez-vous nous confirmer qu’elle appartienne bien à un de vos enfants ?
-Oui ! Bien-sûr, c’est la paire de chaussure que Thomas voulait absolument. Il avait vendu de la limonade pour se les payer, raconta Sandrine les larmes aux yeux. Oh mon Dieu, ils me manquent tellement, puis en ajoutant ces derniers mots, elle fonda en larmes.
-Madame, nous allons retrouver vos enfants. Peu importe le temps que cela prendra, nous allons les retrouver d’accord ?
Entre deux sanglots, Sandrine acquiesça légèrement d’un mouvement de tête.
Le reste de la journée, tout le quartier était à la recherche des trois enfants disparus la veille. Mais à part des traces de pas presque effacés par le temps, il n’y avait aucun autre indice. Quant aux parents de Robin, ils étaient eux aussi présents pour aider aux recherches.
La journée passait lentement et les policiers ne firent aucune découverte qui pourrait aider à l’avancé des recherches. Alors, les forces de l’ordre ouvrirent une nouvelle enquête en cherchant des suspects. Ils émirent l’hypothèse que ces enfants ont sûrement été enlevés.
Mais étant donné qu’il n’y ait eu aucun témoin, cela compliquerait les choses...
A suivre.
Chapitre 1 : http://seminairedejeunes.over-blog.com/2019/12/roman-d-eleve-celia-fritsch-presente.html
