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Le blog des élèves du Séminaire de Jeunes de Walbourg (collège - Lycée - Internat Filles / Garçons)

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The Wolf : Roman d'élève (suite)

The Wolf : Roman d'élève (suite)

Chapitre 3

« La solitude est le nid des pensées. »

The Wolf : Roman d'élève (suite)

Je m’arrêtais devant la porte. Pourquoi m’avais t-il dit « merci » ? Je n’ai rien fais à part lui dire une simple phrase…

Bon, je rentrais à la maison, Albertine ne m’avais pas entendu entrer. Tant mieux. Je jetais mon sac dans un coin et partis par la porte de derrière. Je sentis bientôt la neige sous mes coussinets et le vent glacial du soir chatouiller les poils de mon museau. Il n’était que 18h00 mais la forêt était déjà sombre. Je m’approchais à grande foulés du lac gelé en cette saison. Quand le printemps reviendra, deux cygnes, un noir et un blanc reviendrons avec lui et nagerons à la surface miroitante de l’eau. Un cygne noir… Aucun être humain ne l’a jamais vu, seuls les animaux de la forêt ont la chance d’être en sa présence. Je l’ai aperçu la première fois il y a trois ans, il dansait avec sa compagne près de la rive où les roseaux étaient denses et verts. La magie de cet endroit ne peut être ressentie par un humain. Et j’en suis bien heureux, car si cela était le cas, je ne pourrais plus me balader ici tranquillement ou tout simplement me coucher au bord du lac et m’endormir.

Une heure plus tard j’arrivais enfin au lieu où je voulais aller, la villa de l’autre côté de la forêt. Et comme je m’y attendais, les lumières étaient allumés. Au dernier étage une fenêtre donnait sur une chambre faite toute de bleu, blanc et noir. Je m’approchai un peu plus, jusqu’à atteindre la frontière entre le jardin et la forêt. Soudain, je vis Selyna entrer dans la chambre, ses bras étaient chargés de livres et de cahiers. Elle les posa sur son lit puis ouvris son armoire, elle en sortit un pantalon et un débardeur de pyjama et alla ensuite ouvrir une porte à côtés de celle d’où elle est entrée. Je pus entrevoir des carreaux blancs, et j’en déduisis que c’était sa salle de bain. Je me couchai dans la neige en attendant qu’elle ressorte. Une petite demi-heure plus tard elle réapparut en habit de nuit et les cheveux humides. Je ne devrais pas la regarder, je ne devrais même pas être là. Et pourtant mon regard ne peut s’en détacher. Selyna se dirigea vers la fenêtre, son regard voyagea quelques instants puis se posa sur moi. Ses yeux bleus croisèrent mon regard. Je détalai directement à toute allure et ne m’arrêtai qu’une fois de retour chez moi.

PAULINE BRENCKLE